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Syndic inique !

"Nous en avons assez de cette concurrence déloyale et scandaleuse de ces plateformes de soi-disant syndics en ligne qui abusent les copropriétaires en leur faisant miroiter des services qu'ils ne rendent pas..." Voilà le coup de gueule de la présidente de l'UNIS (Union des Syndicats de l'Immobilier).
Loialur

Vrai syndic et fausse plateforme...

Et pour mieux se faire entendre et comprendre de la part de toutes les proies potentielles et crédules, l’UNIS a précisément mis en ligne sur son site quelques videos explicatives et circonstanciées sur le thème : « Si vous hésitez entre un syndic professionnel et un faux syndic, posez-vous ces questions… ». L’occasion pour l’Union des Syndicats de rappeler que ces plateformes ne sont pas habilitées à représenter les copropriétaires, à tenir et organiser des assemblées générales et ne sont donc tenues sur aucune responsabilité, n’ayant pas de garantie financière.

C’est finalement une nouvelle forme de « conciergerie », avec un site moderne et ergonomique, une espace client pratique ou tout copropriétaire habilité peut échanger et partager. C’est beau, facile et pas cher, mais sans faculté réelle et légale d’agir. C’est surtout une niche commerciale qui permet à ces plateformes d’ubériser certaines activités de syndic et de mouvement de personnel.

Au-delà de la légitime récrimination de l’UNIS et de ses adhérents, ne faut-il pas s’interroger sur les origines de ce nouveau marché, qui fleurit peut-être sur le terreau de la lassitude récurrente de copropriétaires exaspérés par la désinvolture de certains syndics dilettantes…

Dernière minute ! Par un jugement du Tribunal de Commerce de Paris en date du 24 janvier 2022, les syndics et leurs représentants ont été entendus, car la cour a reconnu qu’il ne saurait être comparé une activité d’aide à la gestion avec la profession de syndic d’immeubles. Ainsi la plateforme poursuivie (Matera en l’occurrence) s’est vue infliger des dommages et intérêts à hauteur de 70 000 € et 20 000 € au titre de l’article 700 du code de procédure civile…

Au-delà de la légitime récrimination de l'UNIS et de ses adhérents, ne faut-il pas s'interroger sur les origines de ce nouveau marché, qui fleurit peut-être sur le terreau de la lassitude récurrente de copropriétaires exaspérés par la désinvolture de certains syndics dilettantes...